Remarque : la législation en matière de normes évoluant fréquemment, notez que les informations indiquées ici peuvent évoluer.

Directives européennes et marquages CE

Les directives européennes CEE/89/686 et CEE 93/69 : conception des Equipements de Protection Individuelle (EPI), déterminent les procédures de certification et les règles techniques des gants de protection suivant 3 catégories. Pour chaque risque il existe une catégorie CE et des gants de protection Würth adaptés.

  • Catégorie 1 – Protection contre les risques mineurs – Marquage CE

Gants d’usage courant offrant une protection contre de faibles niveaux de risque, par exemple les gants pour collectivités, les fabricants se chargent eux-mêmes des tests et de la certification des gants.

  • Catégorie 2 – Protection contre les risques courants – Marquage CE

Gants conçus pour protéger contre les risques intermédiaires, par exemple les gants de manutention générale qui requièrent une bonne résistance à la coupure, à la perforation et à l’abrasion, doivent être testés et certifiés par un organisme agréé indépendant. Seuls ces organismes agréés sont habilités à délivrer la marque CE. Chacun de ces organismes possède son propre numéro d’identification. Le nom et l’adresse de l’organisme agréé qui certifie le produit doivent apparaître sur les instructions d’utilisation qui accompagnent les gants.

  • Catégorie 3 – Protection contre les risques majeurs, mortels ou invalidant – Marquage CE 0689

Gants conçus pour protéger contre les niveaux de risque les plus élevés, par exemple contre les produits chimiques, doivent également être testés et certifiés par un organisme agréé. En outre, le

système d’assurance qualité utilisé par le fabricant pour garantir l’homogénéité de la production doit également faire l’objet d’un contrôle indépendant. L’organisme qui se charge de cette évaluation sera identifié par un numéro qui doit apparaître à côté de la marque CE (dans notre exemple, 0689).


Normes européennes

L’apposition d’un pictogramme signifie que le gant a été soumis à des tests, suivant les normes européennes,par un laboratoire notifié (catégorie II ou III uniquement). Ces pictogrammes sont, dans certains cas, accompagnés de chiffres, représentant les niveaux de performance du produit, classés de 1 à 6 selon les normes (X signifie  » essai non effectué  » 0  » niveau non atteint « , un niveau plus élevé indique une performance supérieure). Le pictogramme rappelle à l’utilisateur qu’il doit, avant d’utiliser un gant, s’informer de ses performances et de ses conditions d’utilisation.

 

EN 420 – Exigences générales pour les gants de protection

Domaine d’application :

La norme définit les critères généraux de conception et de structure, d’innocuité, de confort et d’efficacité, de marquage et d’information qui s’appliquent à tous les gants de protection. Elle concerne également les manchettes.

Critères :

1) Conception et structure des gants

2) Innocuité :  Les gants eux-mêmes ne doivent pas être nocifs pour l’utilisateur. Le pH du gant doit être compris entre 3,5 et 9,5. La teneur en chrome (VI) ne doit pas être détectable (< 10 ppm). La teneur en protéines extractables des gants en caoutchouc naturel doit être testée conformément à la norme EN 455-3.

3) Propriétés électrostatiques : les gants antistatiques, conçus pour réduire le risque de décharges électrostatiques, doivent être testés conformément à la norme EN 1149. Les résultats des tests doivent être reportés sur les instructions d’utilisation. AUCUN pictogramme électrostatique ne sera utilisé.

4) Autres : Instructions de nettoyage, Tailles, Dextérité, Transmission et absorption de la vapeur d’eau, Marquage et information.

 

EN 388 – Gants de protection pour les risques mécaniques

Domaine d’application :

Norme en 388Cette norme s’applique aux gants de protection contre les risques mécaniques (environ 80 % du marché en valeur) incluant : l’abrasion, la coupure, la déchirure et la perforation. Cette norme a été révisée récemment car le test de résistance à la coupure (COUPTEST) ne permettait pas de qualifier correctement la performance des gants à haute résistance.

Définitions et critères :

La protection contre les risques mécaniques est exprimée par un pictogramme suivi de quatre chiffres (correspondant aux niveaux de

performance), chacun représentant un résultat de test contre un risque spécifique.

  • 4 : Résistance à l’abrasion (de 0 à 4 ). Déterminée par le nombre de cycles nécessaires pour user jusqu’à la perforation de l’échantillon.
  • 3 : Résistance à la coupure par tranchage (de 0 à 5). Déterminée par le nombre de cycles nécessaires pour couper l’échantillon à vitesse constante.
  • 2 : Résistance à la déchirure (de 0 à 4). C’est la force minimale nécessaire pour déchirer l’échantillon.
  • 1 : Résistance à la perforation (de 0 à 4). C’est la force nécessaire pour percer l’échantillon avec un poinçon normalisé.

 

EN 511 – Gants de protection contre le froid

Domaine d’application :

Cette norme s’applique à tous les gants qui protègent les mains contre le froid de convection et le froid de contact jusqu’à -50 °C.

Définitions et critères :

La protection contre le froid est représentée par un pictogramme suivi d’une série de 3 niveaux de performance correspondant à des propriétés de protection spécifiques.

  • 4 : Résistance au froid convectif (de 0 à 4). Fondée sur les propriétés d’isolation thermique du gant, qui sont obtenues en mesurant le transfert du froid par convection.
  • 3: Résistance au froid de contact (de 0 à 4). Fondée sur la résistance thermique du matériau composant le gant lorsqu’il est en contact avec un objet froid.
  • 1 : Etanchéité à l’eau (de 0 à 1). 0 = pénétration d’eau après 30 minutes d’exposition ; 1 = aucune pénétration d’eau.

 

EN 407 – Gants de protection contre la chaleur et flamme

Domaine d’application :

Cette norme spécifie la performance thermique des gants de protection contre la chaleur et/ou le feu.

Définitions et critères :

La nature et le degré de protection sont indiqués par un pictogramme suivi d’une série de six niveaux de performance relatifs à des propriétés de protection spécifiques.

  • 4 : Comportement au feu (de 0 à 4). Durée de persistance à la flamme.
  • 3 : Chaleur de contact (de 0 à 4). > de 100 °C (niveau 1) à 500 °C (niveau 4).
  • 4 : Chaleur convective (de 0 à 4). Transmission de chaleur.
  • 4 : Chaleur radiante (de 0 à 4). Transmission de chaleur.
  • 3 : Petites projections de métal fondu (de 0 à 4). Nombre de gouttes nécessaire pour obtenir une élévation de température de 40 °C.
  • 2 : Grosses projections de métal fondu (de 0 à 4). Masse (gramme) de fer en fusion nécessaire pour provoquer une brûlure superficielle.

 

EN 12477 – Gants de protection pour soudeur

La nouvelle norme EN 12477 reprend l’ensemble des tests de l’EN 388 et les principaux tests de l’EN 407 afin d’instaurer une norme unique pour les gants de soudage et impose une longueur minimum de 350 mm (T10).

EN 407

  • Inflammabilité (1 à 4)
  • Chaleur de contact (1 à 4)
  • Chaleur convective (1 à 4)
  • Petites projections de métal en fusion (1 à 4)
EN 388/12477 :

  • 4 : Abrasion (0 à 4)
  • 5 : Tranchage (0 à 5)
  • 3 : Déchirure (0 à 4)
  • 4 : Perforation (0 à 4)

EN 374 – Gants de protection contre les risques chimiques & micro-organismes

Domaine d’application :

Cette norme précise la capacité des gants à protéger l’utilisateur contre les produits chimiques et/ou les micro-organismes.

  • EN 374-1 : 2003 résistance chimique : terminologie et exigences générale.
  • EN 374-2 : 2003 résistance à la pénétration (classée selon 3 niveaux).
  • EN 374-3 : 2003 résistance à la perméation (6 indices par produit testé).

Critères de la norme :

1) La section étanche du gant : la section étanche du gant doit au moins correspondre à la longueur minimale des gants spécifiée par la norme EN 420.

2) Test de pénétration : la pénétration est le mouvement d’un produit chimique et/ou d’un micro-organisme à travers des matériaux poreux, des coutures, des micro-perforations ou d’autres imperfections dans le matériau d’un gant de protection à un niveau non moléculaire.

Le gant ne doit pas fuir lorsqu’il est soumis à un test de perméabilité à l’air ou à l’eau. La résistance à la pénétration des gants est mesurée suivant la procédure ISO 2859 qui définit 3 Niveaux de Qualité Acceptable (N.Q.A.) : 3 (NQA = 0,65) – 2 (NQA = 1,50) – 1 (NQA = 4,00).

3) Test de perméabilité : les films plastiques et caoutchouc des gants ne sont pas toujours étanches aux liquides. Dans certains cas, ils peuvent être spongieux: ils absorbent alors les liquides et les gardent en contact avec la peau. Il est donc nécessaire de mesurer le temps de passage, soit le temps nécessaire à un liquide dangereux pour entrer en contact avec la peau.

Indice de protection et Temps de passage : 1 >10 mn / 2 >30 mn / 3 >60 mn / 4 >120 mn / 5 >240 mn / 6 >480 mn

4) Produits chimiques d’essai : A – méthanol, B – acétone, C – acétonitrile, D – dichlorométhane, E – carbone disulfure, F – toluène, G – diéthylamine, Y – tétrahydrofurane, I – acétate d’éthyle, J – n-heptane, K – soude caustique 40%, L – acide sulfurique 96%, M – Acide nitrique 65%, N – Acide acétique 99%, O – Ammoniaque 25%, P – Peroxyde d’hydrogène 30%, S – Acide fluorhydrique 40%, T – Formaldéhyde 37%.

Pictogrammes des normes EN 374

Le pictogramme  » Résistant aux produits chimiques  » est accompagné d’un code à 3 chiffres qui se réfère aux lettres d’identification de 3 produits chimiques parmi la liste ci-dessus. Ce code signifie que le gant a obtenu un indice de protection au moins égal à 2 (temps de passage 30 minutes) au test de perméabilité, pour minimum 3 produits chimiques d’essais.

Le pictogramme  » Peu résistant aux produits chimiques  » ou  » Etanche  » signifie que le gant n’a pas obtenu, au test de perméabilité, un indice de protection égal à 2 (temps de passage 30 minutes) pour au moins 3 produits chimiques d’essais. Le gant a néanmoins passé avec succès le test de pénétration.

Le pictogramme  » Micro-organisme  » est utilisé lorsque le gant a obtenu au minimum un niveau de performance de 2 au test de pénétration.

 

Avertissement :

  • les données chimiques ne reflètent pas nécessairement la durée d’utilisation réelle sur le lieu de travail.
  • les informations de cet article datent de mars 2015